22.02.2012
"Les chefs d'entreprise doivent faire progresser la situation des femmes"
"Les chefs d'entreprise doivent faire progresser la situation des femmes"
Brigitte Laloupe, coach de cadres dirigeants et animatrice de groupes sur le leadership au féminin, vient de publier "Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Les mécanismes psychosociaux du plafond de verre" aux éditions Pearson. Sous le pseudonyme d'Olympe, elle est, par ailleurs, auteur d'un blog très fréquenté qui s'intitule blog.plafonddeverre.fr
Les femmes se heurtent-elles toujours aussi violemment au plafond de verre ?
Aujourd'hui, à poste équivalent, une femme gagne 15 % de moins qu'un homme. Si elle ose demander une augmentation, son employeur est étonné de son initiative alors qu'il comprend qu'un homme ait une telle requête. Les mentalités n'ont guère évolué ces vingt dernières années. En revanche, la loi sur les quotas de femmes dans les conseils d'administration a mis ces Messieurs au pied du mur. Plus qu'un plafond de verre, il faudrait parler d'un labyrinthe de verre, car les femmes se heurtent aux parois dès qu'elles veulent prendre des responsabilités. Sans forcément prétendre à des fonctions de direction.
Comment les chefs d'entreprise peuvent-ils faire progresser la situation des femmes ?
Lorsqu'ils veulent confier une mission qui suppose du leadership et des déplacements, ils ne doivent pas oublier les femmes qui peuvent y prétendre. De même, ils doivent prendre conscience d'une anomalie lorsqu'ils n'ont que des hommes dans leurs assemblées. Sous peine de voir débarquer le groupe d'activistes La Barbe ! Ce sont des femmes qui portent des barbes et viennent à la tribune dénoncer l'omniprésence des hommes. Elles sont intervenues l'an passé à l'UMP - pas une femme sur les 31 députés UMP en Rhône-Alpes - et aux ateliers de La Presse au futur.
Les femmes ont-elles des verrous psychologiques à faire sauter ?
Elles doivent se mettre en avant, se montrer, faire partie de réseaux - comme les hommes - pour faire avancer leur carrière. Dans mes groupes, je leur demande de se vanter ! C'est un exercice difficile pour neuf femmes sur dix. Elles doivent délier leur langue lorsqu'elles sont victimes d'injustices. En cela, l'affaire DSK aura été salvatrice. Elles doivent aussi être plus revendicatives et exiger les apparats du pouvoir : portable, voiture, grand bureau, notes de frais... La modestie et le dévouement ne fait pas évoluer la cause des femmes.
"Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Les mécanismes psychosociaux du plafond de verre", Brigitte Laloupe, éd. Pearson, 2011, 19 euros
source : http://lentreprise.lexpress.fr
07:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2012
3ème salon départemental de la Mini-Entreprise en Seine-et-Marne
Face au succès remporté par les deux dernières éditions des Mini-Entreprises, le Conseil général et son agence de développement économique, Seine-et-Marne Développement ont décidé de reconduire le dispositif.
Aussi nous avons le plaisir de vous informer que les mini-entreprises seine-et-marnaises présenteront leur entreprise lors du 3ème salon départemental qui se tiendra le :
« 3ème salon départemental de la Mini-Entreprise en Seine-et-Marne »
Vendredi 13 avril 2012 de 10h00 à 17h00
Place des métiers - Emerainville
Boulevard Olof Palme
Ce salon réunira les 30 Mini-Entreprises du Département, créées par des jeunes collégiens, lycéens, apprentis et étudiants.
Le dispositif des Mini-Entreprises engage les élèves dans une expérience pratique de création d'entreprise. Créée, développée et gérée par les élèves, la Mini-Entreprise leur donne l'occasion de concevoir, de produire et de vendre des biens et/ou des services.
Pour mener à bien le projet, et afin de susciter l'esprit d'entreprendre, les mini-entrepreneurs sont encadrés par les enseignants et conseillés par des professionnels issus du monde de l'entreprise et des permanents de l'Association « Entreprendre Pour Apprendre Ile-de-France.
Pour tout renseignement :
Contact : Dominique LAPA - Tél : 01 64 14 19 16 - e-mail : d.lapa@smd77.com
Source : http://www.seine-et-marne-invest.com
07:13 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le dirigeant de demain? Tout le contraire de celui d'aujourd'hui
Bonjour,
Voici un article recommandé par Fabienne des Mains libres.
A travers le regard de plus de 4 000 diplômés "grandes écoles", une étude publiée par le réseau Grandes Ecoles au Féminin dresse un portrait robot de ce que sera le dirigeant de demain. Un chef d'entreprise humaniste, exemplaire, visionnaire... et féminin.
A quoi ressemblera le dirigeant de demain ? Probablement à Shiva, personnage contradictoire, à la fois dieu destructeur mais créateur d'un monde nouveau. Et dans l'esprit de beaucoup, représentant le multitasking.
"Has been". En interrogeant 4 200 diplômés de grandes écoles, " Grandes Ecoles au Féminin " (GEF) dresse une photographie inédite et surprenante. Le chef d'entreprise loué aujourd'hui pour sa capacité à entretenir un réseau (54%), séducteur et bon orateur (41%), sans renier un certain côté dur pour atteindre ses objectifs (44%), est-il déjà has been ? Oui, à en croire l'étude, puisque dans les qualités attendues du dirigeant de demain, figurent désormais la capacité à savoir piloter et préserver l'intérêt de l'entreprise à long terme (61%), un aspect visionnaire (46%), et une capacité à créer l'innovation (33%) tout en préservant un comportement exemplaire, en interne comme en externe (42%). Bref, le dirigeant de demain serait le reflet inversé du dirigeant actuel...

Clônage. Pour en finir avec les clichés, ce sont les hommes (81%) et non les femmes (69%) qui placent leur vie privée avant tout. Les femmes sont ainsi davantage enclines à quitter leur entreprise pour progresser dans leur carrière (40% contre 34% pour les hommes). Conséquence, pour 84% des sondés, hommes et femmes donc, " promouvoir des femmes à des postes de direction serait un bon moyen de faire évoluer dans le bon sens le management ", voire même pour 77% " d'en finir avec un certains clonage des dirigeants ". Et si l'avenir c'était elles ?
Humanisme. La crise économique, persistante et perturbante, s'est muée en une crise des valeurs. Souvent décrié pour son immobilisme, son conservatisme et son manque d'humanisme, le management se retrouve en première ligne. " On peut être frappé par l'importance que revêt aujourd'hui la notion de réseau dans le business, reconnait Karine Sanouillet, directrice de la fidélisation au Groupe Casino, et membre du réseau GEF. Et pourtant, c'est la composition même du réseau personnel du dirigeant qui est en évolution. Fini le côté " grandes écoles corporatistes ", avec Internet le réseau s'humanise. On a envie de se mobiliser pour des causes, des valeurs ", explique cette ancienne HEC de 44 ans. Paradoxe de la crise des valeurs, on " humanise " les échanges en se coupant du lien direct. Et on affirme désormais ses positions sur la toile. L'e-réputation comme image du réel.
Mixité. Les sondés demandent donc plus de sens, et une vision à long terme, alors que la crise, stressante, changeante, pousse le dirigeant à une remise en cause quotidienne. Toujours militantes pour une plus grande mixité, notamment dans le top management, les femmes du réseau " Grandes Ecoles au Féminin " souhaitaient dans cette étude " prendre du recul par rapport à la question de la mixité, pour se poser la question de l'accession au pouvoir ", indique Karine Sanouillet. Même si cette question reste leur fer de lance, dans un pays comme la France qui ne compte aucune " patronne " dans le CAC 40, il semble qu'il faille en passer par le cadre législatif pour atteindre un équilibre. Les principales intéressées y sont naturellement très favorables, et militent pour l'accélération de la mixité aux postes de top management (88% vs 62% hommes). Priorité numéro une des dirigeantes donc. Et des politiques ?
Source : http://lentreprise.lexpress.fr
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