21.02.2012

Le dirigeant de demain? Tout le contraire de celui d'aujourd'hui

Bonjour,

Voici un article recommandé par Fabienne des Mains libres.

A travers le regard de plus de 4 000 diplômés "grandes écoles", une étude publiée par le réseau Grandes Ecoles au Féminin dresse un portrait robot de ce que sera le dirigeant de demain. Un chef d'entreprise humaniste, exemplaire, visionnaire... et féminin.

A quoi ressemblera le dirigeant de demain ? Probablement à Shiva, personnage contradictoire, à la fois dieu destructeur mais créateur d'un monde nouveau. Et dans l'esprit de beaucoup, représentant le multitasking.
"Has been". En interrogeant 4 200 diplômés de grandes écoles, " Grandes Ecoles au Féminin " (GEF) dresse une photographie inédite et surprenante. Le chef d'entreprise loué aujourd'hui pour sa capacité à entretenir un réseau (54%), séducteur et bon orateur (41%), sans renier un certain côté dur pour atteindre ses objectifs (44%), est-il déjà has been ? Oui, à en croire l'étude, puisque dans les qualités attendues du dirigeant de demain, figurent désormais la capacité à savoir piloter et préserver l'intérêt de l'entreprise à long terme (61%), un aspect visionnaire (46%), et une capacité à créer l'innovation (33%) tout en préservant un comportement exemplaire, en interne comme en externe (42%). Bref, le dirigeant de demain serait le reflet inversé du dirigeant actuel...

Clônage. Pour en finir avec les clichés, ce sont les hommes (81%) et non les femmes (69%) qui placent leur vie privée avant tout. Les femmes sont ainsi davantage enclines à quitter leur entreprise pour progresser dans leur carrière (40% contre 34% pour les hommes). Conséquence, pour 84% des sondés, hommes et femmes donc, " promouvoir des femmes à des postes de direction serait un bon moyen de faire évoluer dans le bon sens le management ", voire même pour 77% " d'en finir avec un certains clonage des dirigeants ". Et si l'avenir c'était elles ?

Humanisme. La crise économique, persistante et perturbante, s'est muée en une crise des valeurs. Souvent décrié pour son immobilisme, son conservatisme et son manque d'humanisme, le management se retrouve en première ligne. " On peut être frappé par l'importance que revêt aujourd'hui la notion de réseau dans le business, reconnait Karine Sanouillet, directrice de la fidélisation au Groupe Casino, et membre du réseau GEF. Et pourtant, c'est la composition même du réseau personnel du dirigeant qui est en évolution. Fini le côté " grandes écoles corporatistes ", avec Internet le réseau s'humanise. On a envie de se mobiliser pour des causes, des valeurs ", explique cette ancienne HEC de 44 ans. Paradoxe de la crise des valeurs, on " humanise " les échanges en se coupant du lien direct. Et on affirme désormais ses positions sur la toile. L'e-réputation comme image du réel.

Mixité. Les sondés demandent donc plus de sens, et une vision à long terme, alors que la crise, stressante, changeante, pousse le dirigeant à une remise en cause quotidienne. Toujours militantes pour une plus grande mixité, notamment dans le top management, les femmes du réseau " Grandes Ecoles au Féminin " souhaitaient dans cette étude " prendre du recul par rapport à la question de la mixité, pour se poser la question de l'accession au pouvoir ", indique Karine Sanouillet. Même si cette question reste leur fer de lance, dans un pays comme la France qui ne compte aucune " patronne " dans le CAC 40, il semble qu'il faille en passer par le cadre législatif pour atteindre un équilibre. Les principales intéressées y sont naturellement très favorables, et militent pour l'accélération de la mixité aux postes de top management (88% vs 62% hommes). Priorité numéro une des dirigeantes donc. Et des politiques ?

Source : http://lentreprise.lexpress.fr

20.02.2012

Avez vous une vision RH gay-friendly pour votre entreprise ?

Qu’est ce qu’une entreprise Gay-friendly ?

Pour ce premier Quick-scan, l’Institut Randstad et L’Autre Cercle ont interrogé 26 organismes publics et privés (dont IBM, Casino, Sodexo, EDF, Vinci Autoroutes, la ville de Lyon, Accenture, Monoprix, l´Agence Régionale de Santé Ile-de-France, Sanofi, PSA, SFR, Veolia Eau...) représentant 1,7 million de salarié-e-s et agents dont 800 000 en France. Les personnes interrogées, DRH ou responsables « diversité » et/ou « innovation sociale », l’ont été à la faveur d’entretiens d’une à deux heures conduits de mai à septembre 2011.

▪ Premier enseignement, près d’un organisme interrogé sur deux (46 %, soit 12 sur 26) estime qu’il est difficile de communiquer explicitement sur l’orientation sexuelle au travail en interne. Un résultat qui, au vu des témoignages recueillis, s’explique par le fait que faire référence à l’homosexualité reste encore largement tabou (suivant le principe du « don’t ask – don’t tell »). En effet, l’utilisation décomplexée au travail des termes « homosexuel », « gay », « lesbienne » et « transgenre » ne semble toujours pas rentrée dans les mœurs.

▪ Deuxième constat, les entretiens qualitatifs ont permis de faire ressortir que la réflexion sur le « gay-friendly » est liée à la question du genre et à l’égalité femme / homme. Intégrée ainsi à la problématique non moins importante mais sans doute plus consensuelle de l’égalitéprofessionnelle, la question du « gay-friendly » au travail n’est toujours pas perçue comme un sujet à part entière. Le signe assurément qu’il lui reste à conquérir ses lettres de noblesse en tant que revendication autonome.

▪ Troisième enseignement enfin, les process RH des organismes audités garantissent globalement l’égalité de traitement. Une exception toutefois. Au sujet de l’égalité de traitement entre couples mariés et pacsés (nombre de jours de congés, primes versées…), le bât blesse. A titre d’exemple, dans une majorité relative des entreprises et administrations interrogées (46 %, soit 12 sur 26), la personne pacsée ne bénéficie pas du régime en vigueur correspondant au « congé paternité » lorsque les conjoints pacsés sont du même sexe.

Pour faire le test en ligne : http://diversite.randstad.fr/Contenus/Randstad-Diversite/Pages/PageAccueil.aspx

Source : http://entreprise.77.evous.fr

18.02.2012

Les droits à la retraite des auto-entrepreneurs

Avec le régime micro-social simplifié, les charges sociales obligatoires sont remplacées par un prélèvement social libératoire forfaitaire. Ce forfait s’applique uniquement sur le chiffre d’affaires réellement encaissé.

Validation de trimestres

Les droits à la retraite (en matière de retraite de base ou de retraite complémentaire) des auto-entrepreneurs soumis au régime micro-social dépendent du montant des cotisations sociales versées. Sans chiffre d’affaires déclaré et donc sans cotisation, aucun droit à une pension vieillesse ne peut être ouvert.

Que l’activité d’auto-entrepreneur soit l’activité principale ou que l’auto-entrepreneur ait par ailleurs une activité principale salariée, cela n’a pas d’incidence : les droits acquis sont en fonction du chiffre d’affaires réalisé par l’activité d’auto-entrepreneur.

Pour valider les trimestres d’assurance vieillesse, il faut avoir réalisé des montants minimaux de chiffre d’affaires, calculés après abattement forfaitaire du régime micro :

- 71 % pour les commerçants,

- 50 % pour les prestations de services BIC (bénéfices industriels et commerciaux),

- 34 % pour les professions libérales relevant des BNC (bénéfices non commerciaux).

Ces montants minimaux sont calculés en fonction du montant du Smic en vigueur sur une base de 200 heures (soit 1.844 € au 1er janvier 2012).

Pour 2012, ces montants minimum sont :

Ces seuils minimaux de chiffre d’affaires annuels doivent obligatoirement être respectés, même si l’activité n’a pas été exercée sur une année civile complète.

Affiliation et déclaration du chiffre d’affaires

S’il est artisan ou commerçant, l’auto-entrepreneur acquiert des droits auprès du RSI (régime social des indépendants).

S’il exerce une activité libérale, les droits acquis le sont auprès de la Cipav (caisse interprofessionnelle des professions libérales).

Lors de la déclaration d’activité de l’auto-entrepreneur, l’Urssaf, en tant que centre de formalités des entreprises (CFE), qui officie comme guichet unique, effectue l’affiliation auprès du RSI ou de la Cipav. Il n’y a pas de démarche particulière à entreprendre.

Il en est de même pour la radiation, lors de la cessation d’activité déclarée auprès de l’Urssaf.

Pour effectuer la déclaration de chiffre d’affaires auprès de l’Urssaf et payer l’impôt sur le revenu et ses cotisations et contributions sociales, l’auto-entrepreneur a le choix entre une déclaration mensuelle ou trimestrielle.

Voir Comment déclarer son chiffre d’affaires en régime micro-social ? La caisse de retraite (RSI ou Cipav) est cependant l’interlocuteur de l’auto-entrepreneur en ce qui concerne le relevé des points de retraite et la liquidation des droits.

Source : http://entreprise.77.evous.fr